Les fleurs comestibles dans un jardin permaculture

En permaculture, il est important d'encourager la biodiversité. Les insectes, la faune du sol, les oiseaux sont nécessaires pour avoir de beaux légumes.

Mais les fleurs ont également un grand rôle à jouer. En effet certaines sont mellifères (phacélie, lavande...), d'autres protégeront vos plantes (œillet d'inde à coté des tomates) et d'autres embelliront votre jardin. Un maraicher heureux de travailler dans un beau jardin ne peut que bien s'occuper des légumes.

Cependant pourquoi ne manger que les légumes quand de nombreuses fleurs sont si délicieuses. De plus elles permettront d'apporter une touche d'originalité lors de dîner entre amis.

Nous vous partageons dans cet article une petite sélection de fleurs comestibles consommées régulièrement à Alôsnys.


fiche bourrache, fleur comestible
fiche coquelicot, fleur comestible

L'hémérocalle, une de nos fleurs préférées. Elle est si bonne que nous aimerions la picorer chaque jour en allant jardiner, mais en même temps elle est si jolie.

fiche hémérocalle, fleur comestible
fiche paquerette, fleur comestible
fiche pissenlit, fleur comestible
fiche pensée, fleur comestible

Parmi les autres fleurs, nous aurions pu vous parler de la capucine.
Une plante au petit goût poivré qui décore magnifiquement vos salades.
Les feuilles permettent de faire un délicieux pesto, les boutons une "moutarde" ou des câpres. Et en plus de ça, elle pousse facilement.

 

La fleur de sureau
On peut réaliser de bonne limonade ou des gelées.

La fleur de courgette
Cueillez seulement la fleur mâle pour ne pas détruire une éventuelle courgette, et vérifiez qu'il y a bien un deuxième mâle!

 

Fleur mâle et fleur femelle de courgette

La fleur d'acacia
Un délice en beignet.

Quelques décorations de plats avec les fleurs comestibles d'Alôsnys

Avec des fleurs de courgette et de capucine
Avec des fleurs de courgette et de capucine
Salade avec des fleurs de capucine et groseilles à maquereaux
Salade avec des fleurs de capucine et groseilles à maquereaux
Salade de tomates avec des fleurs de bourrache, capucine et calendula
Salade de tomates avec des fleurs de bourrache, capucine et calendula
Taboulé avec des pétales de fleurs de cosmos
Taboulé avec des pétales de fleurs de cosmos
Tomates multicolores avec des fleurs de bourraches et des pétales de cosmos
Tomates multicolores avec des fleurs de bourraches et des pétales de cosmos
Les bénévoles d'Alôsnys lors de la dégustation de gelée de fleurs d'acacia
Les bénévoles d'Alôsnys lors de la dégustation de gelée de fleurs d'acacia
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7 plants originaux faciles à cultiver

Un des plaisirs du jardinage est de cultiver des légumes que l'on peut difficilement trouver dans le commerce.

Dans cet article, je vous parlerai de l'arroche, de la bourrache, de la bardane, du chou sibérien, du plantain "corne de cerf", des différentes variétés de courges et des œillets de poète.

L'arroche

Cette plante herbacée annuelle de la famille des Chenopodiacées ou des Amaranthacées selon la classification phylogénétique, est cultivée comme plante potagère pour ses feuilles consommées crues ou cuites comme des épinards de juin à septembre.

C'est également une plante très jolie avec ses feuilles rougeâtres. La plante peut atteindre les 3m de haut.

Si vous la laissez faire ses graines, vous aurez de nombreux pieds d'arroche dans votre jardin sans travail. De plus l'arroche est très résistante aux maladies. C'est une des plantes préférées des permaculteurs et des jardiniers débutants.

 

Mangez-en régulièrement pour améliorer le transit intestinal. Les feuilles, utilisées en cataplasmes, sont émollientes et soulagent les piqûres d'insectes et les coups de soleil.

La bourrache

Facile à cultiver, mellifère, elle ne nécessite que très peu d'entretien et pousse pour ainsi dire toute seule. Elle se ressème spontanément et occupera votre jardin d'année en année.

Ses feuilles ont le goût des huitres.

Ses fleurs sont très intéressantes pour les abeilles mais vous pourrez aussi décorer vos assiettes de tomates grâce aux jolies petites fleurs comestibles bleues en forme d'étoile.

La bardane

Qu'est ce que la bardane ? C'est la plante qui vous laisse des petites boules de 2cm de diamètre qui s'accrochent à vos vêtements.

La bardane est très peu connue dans la cuisine française et si vous souhaitez faire un plat avec, ce sera difficile de le trouver chez votre primeur.

La bardane est en revanche très connue dans la cuisine japonaise et coréenne. Voici une recette: http://www.lemanger.fr/index.php/salade-japonaise-de-bardane/

C'est aussi une plante très intéressante pour les diabétiques. Son emploi en cas de diabète s'expliquerait par sa richesse en insuline, un sucre complexe que les diabétiques peuvent assimiler.


Selon le docteur Jean Valnet, la racine doit être utilisée fraîche et non séchée car sinon elle perdrait alors la plus grande partie de ses propriétés. Ce qui en limite l'emploi au printemps et à l'automne. Pour la préparer, on fait bouillir 60 grammes de racine fraîche dans un litre d'eau pendant dix minutes. En savoir plus

Chou sibérien

La culture du chou sibérien est très facile sauf en climat chaud. La récolte se fait au fur et à mesure des besoins. Il faut couper au maximum 1/3 des feuilles sur chaque plant afin d'avoir une production de juillet à mars de l'année suivante.

Ces choux sont surtout cultivés en Europe du Centre et du Nord et en altitude car ils résistent très bien au froid (jusqu’à -15°C).
Ils donnent des récoltes abondantes en plein hiver.

Le chou sibérien tout comme le chou kale possède une grande richesse en vitamines et nutriments. Des cures de choux sont souvent conseillées aux personnes malades.

Le chou sibérien reste très peu cultivé et rare sur les étals en France. Il est vendu à 7€/kg. Une bonne raison de l'avoir dans son jardin.

Plantain corne de cerf

Le plantain « corne de cerf » n’est pas une salade au sens classique du terme. Sa culture vous permet de composer des salades savoureuses en le mélangeant avec d'autres variétés plus classiques.

 

C’est une plante à forte teneur en vitamine C et en fer.

 

Sa culture est très facile, il aime les sols pauvres et résiste à -20°C et est bisannuel!

 

 

 

 

 

 

Notre collection de courge

Sur le marché, on peut trouver du potiron ou de la butternut mais profiter de nos plants pour découvrir le patidou ou la courge "Jack be little" pour réaliser des desserts surprenants.

La variété "Longue de Nice" vous permettra d'avoir une "courgette" durant tout l'hiver.

La variété "Sucrine du Berry" vous permettra de réaliser des soupes délicieuses même pour un enfant peu amateur de légumes.

La courge se cultive facilement à condition d'avoir un sol très riche. N'hésitez pas à lui donner quelques pelles de fumier décomposé.

Groseillier

Planter une fois des groseilliers et récoltez chaque année pendant environ 10 ans.
Vous pouvez aussi faire des boutures à partir du plant initial.

Les groseilliers vous permettront de réaliser de bonnes confitures ou vos sirops "grenadine".

Œillet de poète

Très jolie fleur qui peut être vivace si l'hiver n'est pas trop rude.

C'est une des fleurs les plus rustiques, elle résiste jusqu'à -10°C.

Elle décorera votre jardin de juin à août sans vous demander trop de temps. Toutefois cette fleur n'est pas comestible.


Les tomates

La tomate n'est malheureusement pas la plante la plus facile à cultiver en Bourgogne.

Toutefois elle est le légume star des jardiniers.
Un légume à la fois délicieux cru et pouvant se cuisiner de mille façons.

A Alôsnys, nous l'aimons bien, c'est pourquoi nous avons une collection de plus de 200 tomates différentes.



Voici quelques conseils pour réussir vos tomates:
- Achetez des plants de qualité issus de semences originaires du même climat que celui de votre jardin (voir l'article précédent) ou idéalement réalisez vos plants à partir de vos graines.

  •  Ayez un sol de qualité, bien aéré permettant aux racines de vos tomates de trouver les nutriments nécessaires pour combattre d'éventuelles maladies.
  •  Ne plantez pas les tomates trop tôt. La tomate ne résiste pas à des températures négatives et n'aime pas beaucoup la pluie! A Alôsnys, nous planterons le 3 mai en serre (en les protégeant au cas où avec un voile).

Puis le 15 ou le 31 mai à l'extérieur. A ces dates nous serons en lune descendante dans la constellation favorable aux "légumes-fruits". Le 15 mai, nous vérifierons la météo afin de savoir si les gelées et la pluie ne sont pas en prévision. Un bon jardinier doit savoir être patient.

 

  • Plantez vos pieds en profondeur.
  • Variez les variétés. Certaines variétés résistent mieux aux maladies (variétés au nom russe, allemand) et d'autres résistent mieux à la canicule (variétés au nom espagnol).
  • Paillez autour de vos tomates afin de garder l'humidité du sol. Nous arrosons la tomate qu'une seule fois à la plantation et une ou deux fois dans l'été et que sous serre. Car moins la tomate est arrosée plus les fruits sont parfumés. Et plus elle enfonce ces racines et moins elle est sujette aux maladies.
  • Associez les tomates avec des œillets d'inde pour lutter contre les nématodes et du basilic (en serre) ou des oignons pour renforcer la tomate.
  • Apportez beaucoup d'amour. Regardez votre plant grandir régulièrement et coupez les feuilles malades si le mildiou doit apparaitre.
  • Les feuilles des tomates ne doivent jamais toucher le sol pour ne pas attraper la maladie
  • Les plants de tomates peuvent être taillé en serre pour avoir une plantes un peu moins volumineuse et faciliter la cueillette en enlevant les gourmands. Aux Alôsnys nous pratiquons parfois une toute petite taille de gourmands en serre dans le 1er mois et seulement sous serre. Et cela n'est pas systématique car pour nous moins on taille la tomate moins elle attrape la maladie.

 

  • Les fruits de la tomate arrivent à maturités grâce à la chaleur.

En serre les feuilles autour des fruits ne gênent pas au contraire cela évite les coup de soleil (taches blanches). Par contre un peu plus difficile de trouver les fruits!

En extérieur arrivée à l'automne le feuillage peux-t-être enlever au fur et à mesure (pas d'un coup et de bas vers le haut) pour que le soleil moins fort à cette période aide à faire mûrir.

Quelles variétés choisir ?

Les variétés "groseille" ou "cerise" sont beaucoup plus simples à cultiver qu'une variété "grosse".
A titre personnel, voici mes variétés préférées "Cuban yellow",  "Black cherry", "Raisin vert", "Miel du Mexique".

 

Ensuite tout n'est qu'une histoire de goût, et je vous conseille de venir à notre fête en août pour pouvoir goûter nos tomates et vous faire votre propre avis.

J'aime aussi les variétés "Ananas", "Noir de Crimée", "Cœur de bœuf", "Cornue des Andes", "Pêche blanche", "Summer cider" et de manière générale les variétés vertes qui ont un goût souvent plus prononcé que les traditionnelles rouges.

 

 

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Fête des plants anciens

Nos plants de tomates


Les 22 et 23 février, nous avons semé nos graines de tomates. Nous étions en lune montante. Cette phase facilite la germination des graines. De plus la constellation était favorable pour des semis de légume-fruit.

 

Un peu plus de 2 mois plus tard, les semis sont devenus de jolis plants prêts à être adoptés par nos amis jardiniers.

Les graines semées proviennent de la collection de 200 variétés de tomates. Chaque année, en automne, les bénévoles d'Alôsnys récupèrent les graines de nos plus belles tomates et vérifient les caractéristiques de la variétés. Les graines sont ensuite conservées durant l'hiver à l'abri de l'humidité, de la lumière et à température ambiante.

 

Les 4000 graines semées ont ensuite été déposées sur une couche chaude dans la nouvelle serre. La couche chaude est une couche de fumier frais permettant d'atteindre la température de 25°C, soit la température de prédilection des tomates.

 

Les variétés anciennes, qu'est ce que c'est ?

A Alôsnys nous tenons à travailler uniquement avec des variétés anciennes afin de préserver la souveraineté alimentaire.

En effet à partir d'une tomate récoltée en septembre 2016, il est possible d'avoir environ 100 graines.
Environ 80 pieds de tomate offriront ensuite en moyenne 5kg de tomates par pied. Une tomate de 2016 peut donc offrir 400 kg de tomate en 2017, de quoi nourrir du monde sans faire appel à des aides!

Cependant, la semence est devenu un commerce et ces variétés "anciennes" sont interdites au profit de variétés hybrides F1 où les graines sont stériles ou peu productives.

De plus, si nous souhaitons cultiver des variétés anciennes, c'est pour leur adaptabilité à notre jardin.
En récupérant les graines, nous renforçons le patrimoine génétique ainsi nos plants résistent naturellement chaque année de mieux en mieux à notre climat autunois. Par conséquent, les traitements (même naturels tel que l'ortie)  perdent de leur importance.

Une plante forte offrira également des propriétés nutritives beaucoup plus importantes.

Les variétés anciennes répondent ainsi à des enjeux sociaux, écologiques et sanitaire!
La nature est généreuse, il est important de la protéger. C'est la mission première d'Alôsnys de pouvoir éduquer les citoyens et la raison pour laquelle nous organisons cette fête des plants les 6 et 7 mai.

 

 

France Culture a proposé une excellente émission en septembre dernier sur la culture des tomates avec les variétés anciennes en utilisant les bienfaits de la biodiversité: Patrimoine en péril, sauvons la tomate.

Si vous voulez en savoir plus pour apprendre à produire vos légumes à la fois délicieux et bons pour la santé et la planète, Alôsnys organise des formations permaculture d'une à 5 journées.

Aurore et les bénévoles d'Alônsys dans la serre des tomates
Aurore et les bénévoles d'Alônsys dans la serre des tomates

Lors de la fête, plus de 4000 plants seront en vente:

200 variétés de tomates, une dizaine de variétés de courge, des plantes aromatiques, des plantes mellifères, des légumes peu communs (chou sibérien, arroche, cardons, bardane...), des boutures de groseilliers et cassissiers...
Une vente de plants a également lieu le 1er mai de 10h à 18 si vous souhaitez être sûr d'avoir les plants que vous désirez car il n'y en aura peut-être pas pour tout le monde.

Sinon vous pourrez aussi profiter de nos tomates et autres légumes cultivés en venant les cueillir directement dans le jardin ou en les achetant lors de la présence d'Alôsnys lors de différentes manifestations autour de l'écologie et de la santé.

Rouge des Landes - Une de nos 200 variétés de tomates en vente lors de la fête les 1er, 6 et 7 mai 2017
Rouge des Landes - Une de nos 200 variétés de tomates en vente lors de la fête les 1er, 6 et 7 mai 2017
Vente de tomates aux journées romaines le 7 août 2016
Vente de tomates aux journées romaines le 7 août 2016

Exposition de tomates à Alôsnys le 20 août 2016
Exposition de tomates à Alôsnys le 20 août 2016
Nous n'avons pas que des plants de tomates!
Nous n'avons pas que des plants de tomates!


Lors de cette fête, de nombreuses animations auront lieu autour de l'écologie et du bien-être.
Vous pourrez également découvrir les nombreux nouveaux aménagements réalisés par l'association grâce aux bénéfices réalisés lors des fêtes précédentes.

Fête des plants anciens 2017 au jardin en permaculture d'Alôsnys
Fête des plants anciens 2017 au jardin en permaculture d'Alôsnys
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Cueillir des plantes sauvages... Mode d'emploi!

La permaculture est un système de conception basé sur une éthique et des principes qu'on peut utiliser pour concevoir, mettre en place, gérer et améliorer toutes sortes d'initiatives individuelles, familiales, et collectives en vue d'un avenir durable.

Se nourrir en profitant de la flore sauvage fait donc partie intégrante d'un mode de vie permaculturel.

Ces derniers temps, à Alôsnys, nous avons profiter de l'ail des ours pour faire du pesto, des pissenlits en salade ou pour faire de la cramaillotte ou du vin et en ce moment, il est bon de profiter des jeunes pousses d'ortie pour faire le plein de fer.

Dans cet article, nous avons fait le choix de contacter Emilie de l'association Unis Vers Nature basée dans le Jura.   Passionée par les plantes sauvages, Emilie nous fera l'honneur d'être présent lors de notre porte ouverte les 6 et 7 mai.

 

Pourquoi est-ce intéressant de savoir cueillir les plantes sauvages?


Tout d'abord, faire de la cueillette, c'est avoir un regard différent sur la nature qui nous entoure. Généralement, mieux on  connait le milieu dans lequel on vit, plus on a tendance à le respecter,  car on prend mieux conscience des interactions du milieu.


Un autre monde s'ouvre soudain à nos yeux. Toutes ces plantes que nous croyions voir semblables commencent à se différentier avec  toute leur diversité, forme des feuilles, verts différents, forme et couleur des fleurs... un petit monde à notre portée, juste en prenant le temps de se poser pour l'observer. 

Les balades et les randonnées dans la nature prennent un autre sens, on devient beaucoup plus attentif à la diversité des plantes que l'on croise en chemin. 
Je ne vous cache pas que les promenades ont tendance à se raccourcir en longueur, mais pas forcément en durée! 

Au jardin également, certaines plantes que l'on ne voyait que comme des envahisseuses ou des adventices trop présentes deviennent d'un coup des alliées du jardin voire même des hôtes privilégiés sur la table. 
Lors des weekend plantes sauvages ou des balades botaniques, j'ai souvent des personnes qui me disent: "c'est incroyable, ça fait des années que je peste contre cette plante dans mon jardin et je l'arrache sans pouvoir m'en débarrasser, alors que j'aurais pu la consommer!"
 

Quels sont les intérêts des plantes sauvages vis à vis de la nutrition ?
 

 

 

La cueillette permet d'être en totale adéquation avec les saisons, manger les produits de saison prend un sens beaucoup plus net. Les plantes sauvages permettent également d'apporter une variété et un complément non négligeable aux légumes et autres denrées du commerce.

Ceci n'empêche pas d'être prévoyant et de stocker certaines plantes recueillies pour les saisons moins riches. Les châtaignes ou les glands, les orties pour ne pas les citer, ramassés à l'automne régaleront les papilles pendant tout l'hiver! 

Certaines substances sont naturellement présentes et parfois en grandes quantités dans les plantes sauvages que nous ne trouvons pas forcément dans les produits que nous achetons communément, comme les mucilages, certaines vitamines, le potassium... qui participent à notre vitalité.

 

Le fait d'aller de la cueillette à l'assiette soi-même donne également une autre envergure aux repas, les jardiniers en savent quelque chose!

Les plantes sauvages ont des qualités nutritives intéressantes, elles poussent seules sans engrais ni pesticides et ont une vitalité remarquable. Elles sont plus riches en minéraux et vitamines que les plantes cultivées et sont donc plus nourrissantes. Essayez de faire un pesto de plantes sauvages fraiches (orties, plantain, ail des ours...), vous allez vite remarquer que vous n'avez pas besoin d'en consommer beaucoup pour être rassasié!

Certaines substances sont naturellement présentes et parfois en grandes quantités dans les plantes sauvages que nous ne trouvons pas forcément dans les produits que nous achetons communément, comme les mucilages, certaines vitamines, la silice... qui participent à notre vitalité.


Elles sont extra fraiches et n'ont pas le temps de séjourner dans des chambres froides ou sur des étals.

N'y a t'il pas certains dangers ?

 

Le premier rempart à la cueillette est bien souvent la méconnaissance des plantes et donc la peur de confondre des plantes comestibles avec des plantes toxiques.

La toxicité est un terme très relatif, qui va dépendre de l'état de santé et de la corpulence d'un individu ainsi que de la concentration en principes toxiques des plantes. 
Certaines plantes peuvent être toxiques à l'ingestion, d'autres peuvent selon les personnes provoquer des réactions cutanées ou autres dermites. 
Comme je le dis souvent, il faut être modeste et commencer par cueillir uniquement les plantes que l'on connaît bien, et petit à petit, on peut se lancer sur plus de sortes de plantes. Un stage sur le terrain avec des personnes fiables est toujours un gage de réussite  et sans dangers. Mais on peut se contenter de manger des pissenlits et des orties, c'est déjà un bon début!
Carotte sauvage ou petite ciguë ?
Carotte sauvage ou petite ciguë ?


Il faut également prendre garde aux lieux de cueillette afin d'éviter les pollutions, qu'elles soient chimiques ou autres. 

Il est donc souhaitable de ne pas cueillir dans des lieux situés directement à côté d'une route passante, d'un champ cultivé ou autre lieu proche d'une pollution directe.
Les prairies sur-pâturées ne sont pas non plus de bons lieux de cueillette à cause des fortes présences en nitrate et des déjections animales. 

Certains parasites nuisibles pour l'homme peuvent se retrouver dans certaines déjections animales, notamment dans celles des ovins ou des canidés. 
Je veux bien sûr parler de la douve du foie et de l’échinococcose Il s'agit de 2 parasites du foie chez l'homme. Éviter donc les lieux fréquentés par les moutons, les chiens, les renards, ou si vous n'êtes pas sûr, cuisez les plantes récoltées au moins à 60°C. C'est la seule manière d'éliminer les parasites. 


Quels matériels conseilles tu pour la cueillette ?

 

 

Pas besoin d'un lourd équipement pour faire de la cueillette! 

 

Un panier, des sacs en papier ou en tissu, des ciseaux ou un couteau suffisent. Il peut être intéressant de prendre également des sacs en plastique pour disposer les sacs en papier et en tissu, cela optimise la conservation et évite un flétrissement trop rapide. Pour les petites plantes ou les fleurs délicates, vous pouvez prendre de petites boites avec couvercle

 

Et pour les personnes sensibles, une paire de gants assez épais. En effet il semblerait que des gants trop fins laissent passer les substances irritantes de l'ortie par exemple.
Il m'est déjà arrivé de partir en balade sans contenants, et une fois, suivant un sentier boisé au printemps, j'ai senti une  odeur bien caractéristique d'ail... les connaisseurs auront tout de suite compris, je passais à côté d'une station d'ail des ours en boutons. Ni une ni deux, j'ai enlevé mon bonnet et rempli le bonnet des boutons floraux (avec lesquels j'ai fait des conserves de boutons floraux au vinaigre...). Seul inconvénient, le bonnet a senti l'ail les semaines suivantes!
L'expérience fait que j'ai toujours dans mon sac un sécateur, des gants et quelques sacs papier et plastique. Tout simplement indispensables car on ne sait jamais ce que l'on peut trouver...


Quel est la meilleure période pour cueillir?

 

 

 

 Il n'y a pas de règles absolues pour faire de la cueillette, tout dépend de la saison, des conditions climatiques, de la région où on se trouve, des plantes disponibles.

 

Généralement, on évite de faire de la cueillette en plein soleil d'été pour les fleurs et les feuilles, on préfèrera le matin à la fraiche. Toutefois, pour la cueillette des fleurs, il faut éviter la cueillette lorsqu'il y a trop de rosée

 

Il est tout a fait possible de cueillir lorsqu'il pleut, l'ortie est d'ailleurs moins urticante! Par contre, cueillir des fleurs pleine d'eau n'est bien sûr pas idéal. 

 

De l'écoute, du bon sens et l'expérience vous guideront au fil du temps!

 

Un dernier conseil pour nos lecteurs ? 

 

Je cueille un peu... beaucoup?... Passionnément sûrement!

 


Cela peut paraître évident, mais nous ne sommes pas seuls à consommer des plantes, la modération est donc de mise. 

 

Que ce soit pour la régénération de la plante elle-même, ou pour éviter l'envahissement des voisines, ou encore pour laisser des plantes aux prochains cueilleurs / brouteurs...!

 

En général, je ne cueille jamais une plante si elle est seule dans un milieu. De même, je ne cueille jamais la plante entière, ou toute une station. Je ne ramasse que ce que j'ai l'intention de consommer et uniquement la partie que je vais consommer. 

 

En effet, il n'est pas nécessaire d'arracher une plante si je ne veux consommer que les feuilles!
En général, il faut retenir de ne pas cueillir plus de 25% des sujets d'une station ou d'une plante. Les plantes sont des êtres vivants, elles font partie d'un tout et l'équilibre du milieu en dépend.
On voit bien par exemple la prolifération de certaines plantes comme les chardons, les renoncules sur certains terrains surexploités.

 

N'oubliez pas également si vous allez faire de la cueillette dans des prairies avant les foins de ne pas piétiner toute la prairie...
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Expliquer la permaculture par l'humour

Comment expliquer simplement la permaculture à vos amis ?

DIEU 

François, tu t’y connais en plantes et en jardins. Que Diable se passe-t-il donc là-bas sur la planète ? Qu’est-ce qu’ils ont fait de tous ces pissenlits, bleuets et violettes, de tous ces laiterons et de tout ce que j’ai créé, il y a de ça bien longtemps ? J’avais conçu un jardin sans entretien avec des plantes qui poussent sur n’importe quel sol, qui résistent à la sécheresse et qui se reproduisent avec entrain.

(Dieu aurait pu préciser qu’ Il a prévu, pour les jardins sans entretien,  l’aide, indispensable sur la plupart des terrains, de grands herbivores.)  

 

Le nectar des fleurs attire les papillons et les abeilles, et les oiseaux y chantent à qui mieux mieux. Je pensais maintenant voir un vaste jardin tout en couleurs . Mais tout ce que je vois, c’est des rectangles verts !

Humour et permaculture

 

 

SAINT-FRANÇOIS 

C’est à cause des tribus qui se sont installées là, Seigneur. On les nomme les Suburbains. Ils se sont mis à appeler vos fleurs « mauvaises herbes » et font tout ce qu’ils peuvent pour les tuer et les remplacer par de l’herbe.

 

DIEU

De l’herbe ? Mais il n’y a rien de plus monotone ! Ça manque de couleurs et puis ça n’attire ni les papillons, ni les oiseaux  ni les abeilles, tout juste  les asticots et les vers de terre. Ça  craint le chaud comme le froid. Est-ce que ces suburbains tiennent vraiment à faire pousser toute cette herbe ?

 

SAINT-FRANÇOIS  

Apparemment oui, Seigneur. Ils font des pieds et des mains pour qu’elle reste verte. Au printemps, ils commencent par mettre de l’engrais et par empoisonner tout ce qui peut pousser d’autre dans leurs pelouses.

 

DIEU     

Les pluies de printemps et les premières chaleurs font pousser l’herbe à toute vitesse. Ça doit leur faire plaisir, non ?

 

SAINT-FRANÇOIS   

Apparemment pas, Seigneur. Dès que l’herbe pousse un peu, ils la coupent, jusqu’à deux fois par semaine.

 

DIEU    

Ils la coupent ? Au moins, en font-il des ballots, comme pour le foin ?

 

SAINT-FRANÇOIS    

Pas vraiment, Seigneur. La plupart ratissent l’herbe et la mettent dans des sacs.

 

DIEU   

Ah bon ?     Alors c’est pour la vendre ?

 

SAINT-FRANÇOIS   

Au contraire, Seigneur, ils paient pour s’en débarrasser.

 

DIEU    

Là, il faut que tu m’expliques : ils mettent de l’engrais pour faire pousser l’herbe, et puis, quand elle pousse, ils paient pour s’en débarrasser ?

 

SAINT-FRANÇOIS    

C’est exactement ça, Seigneur.

 

 

DIEU 

Alors, ces suburbains doivent être contents en été quand Nous montons le thermostat et que Nous diminuons la pluviosité.  Cela ralentit la pousse et leur évite pas mal de travail.

 

SAINT-FRANÇOIS

Vous n’allez pas me croire, Seigneur. Quand la croissance de l’herbe ralentit, ils sortent de longs tuyaux et paient encore pour l’arroser, afin de pouvoir continuer à la tondre et à payer pour s’en débarrasser.

 

DIEU   

Ça ne tient vraiment pas debout. Au moins ils ont gardé quelques arbres. Toute modestie à part, c’était une invention géniale, les arbres : au printemps les feuilles poussent, en été elles font de l’ombre et font joli. En automne, elles tombent et forment une couverture naturelle qui garde l’humidité dans le sol et  protège les racines et les massifs. C’est le cycle naturel de la vie.

 

SAINT-FRANÇOIS 

Vous êtes bien assis,  Seigneur ?  Figurez-vous que les Suburbains ont inventé un nouveau cycle : dès que les feuilles tombent, ils les ramassent en gros tas et paient pour les faire emporter.

 

DIEU    

C’est pas Dieu possible ! Alors, que font-ils pour protéger du gel les massifs et les racines des arbres ?

 

SAINT-FRANÇOIS   

Quand ils se sont débarrassés des feuilles, ils vont acheter de quoi pailler le sol et répandent ce paillis à la place des feuilles.

 

DIEU 

Et comment ils s’y prennent pour préparer ce paillis ?

 

SAINT-FRANÇOIS   

Ils abattent des arbres et les passent au broyeur.        

 

DIEU 

J’en ai assez entendu !  Parlons d’autre chose. Sainte Catherine, c’est vous qui vous occupez des arts : quel film passe-t-on pour nous ce soir ?

 

SAINTE CATHERINE   

 « Plus bête tu meurs !». C’est l’histoire de….

 

DIEU          Laissez tomber, Catherine, St-François m’a tout raconté.

 

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